Barcelone, Göteborg, Berlin
By Redacció Barcelona on Thursday, May 8 2008, 00:01 - Permalink
Lonely Karen Drifter est une chanteuse de folk alternatif. Elle fait de la musique pure et belle, avec seulement une guitare et une belle voix et, surtout, beaucoup de sentiment. L’autre jour j’écoutais un entretien qu’on lui a fait à la radio. Dans ce entretien, ce qui a attiré mon attention plus que la musique (bien qu’elle soit très jolie !), a été ce qui suit : la chanteuse expliquait comment sa vie a influé sa musique. Spécialement les villes où elle a vécu : Göteborg et Barcelone. « Suède et Catalogne ? », vous allez vous demander. Deux pays si contraires peuvent intéresser la même personne ? Mais oui ! Je le dis si expressivement parce que moi, j’ai vécu aussi dans les deux pays. De manière volontaire, évidemment. Suède et Catalogne sont deux pays très différents, mais justement pour cela ils sont si complémentaires. Tranquillité, organisation et beaucoup d’espace au pays nordique, mouvement, chaos et rues étroites pleines de gens dans une des régions les plus nordiques d’Espagne ou l’une des plus méridionales d’Europe si l’on le voit depuis une perspective continentale.
La vie n’est pas choisir une option ou une autre (cela serait très ennuyeux) mais, surtout, vivre tout : passer des moments tranquilles et pleins d’action, des moments seul et en groupe, des moments structurés et d’autres de chaos. Ne serait-il pas parfait de passer un demi an (à cause du temps, bien sûr, l’autre différence importante !) à Barcelone (l’hiver) et l’autre demi (pendant l’été) en Suède ? Ça oui, à cause de l’argent, ce n’est pas si facile de le faire…
Cependant, j’ai décidé de vivre à Berlin. Un lieu parfait : au centre de l'Europe, entre le Nord et le Sud, avec des endroits tranquilles et pleins de vie, organisation et chaos… Une ville autant diverse que la vie. Depuis mon appartement, même si j’ai les fenêtres ouvertes, je n’entends aucune voiture. Désormais, à cinq minutes de chez moi, on peut trouver nombreux bars, cafeterias, de la vie dans la rue, etc… La vie quotidienne est bien organisée, avec un réseau de transport public très long et sérieux qui peut te mener à explorer le chaos de la ville quand tu le veux. L’extraordinaire dynamisme urbain, les quartiers industriels caduques depuis la tombée du mur de Berlin, bars nommés clubs « privés » parce qu’ils vendent des boissons au prix que tu décides… De temps en temps, ce réseau de transport public, si bien organisé, produit lui-même un peu de chaos, —comme à présent, quand depuis hier, les conducteurs d’autobus sont en grève (bien, ce genre de chaos ne fait toujours plaisir. Et encore moins quand l’on est en train de voyager et l’on a besoin d’un autobus pour atteindre la station avec la valise…)-.
Voyons quand Lonely Karen Drifter verra découvrir cet endroit (presque) parfait.
Cet article d’Henriette Ritz fait partie de la série de portraits eurobarcelonais. Traduction de Mireia Bel Photograph de Gerard Girbes (flickr.com)
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